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Il y a actuellement six prisonniers palestiniens engagés dans des grèves de la faim dans les prisons israéliennes. Ils s’attaquent à la détention administrative, l’emprisonnement sans inculpation et sans procès, indéfiniment renouvelable pour des périodes allant jusqu’à six mois à la fois. Ces prisonniers font une grève de la faim depuis plusieurs semaines et souffrent de graves conséquences pour leur santé. leurs corps et leurs vies sont en jeu pour réclamer leur liberté. Le Réseau de solidarité pour les prisonniers palestiniens Samidoun, dont fait partie le Collectif Palestine Vaincra, exhorte tous les partisans de la justice et de la liberté à agir et à se joindre à la campagne de soutien à Hossam al-Ruzza et à ses compagnons grévistes de la faim pour obtenir justice et libération.

Hossam al-Ruzza, 61 ans, de Naplouse, est en grève de la faim depuis 42 jours, depuis le 19 mars. Il est emprisonné sans inculpation ni jugement en détention administrative. Au cours de sa grève, son poids est passé de 86 kg à 61 kg et continue de diminuer. Sa famille a déclaré qu’il avait été transféré à un hôpital en raison d’une détérioration de son état de santé après avoir été placé auparavant en isolement à Nitzan Ramleh.

Photo: Hossam al-Ruzza

Il est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis un an et a entamé sa grève de la faim le 19 mars. Il souffre déjà d’un certain nombre de problèmes de santé graves, notamment d’hypertension et de cholestérol élevé. Au fil des ans, il a passé 18 ans dans des prisons israéliennes, dont 11 en détention administrative.

Mohammed Tabanja, 38 ans, également de Naplouse, est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis le 28 juin 2018. Sa grève a été déclenchée le 25 mars, il y a 35 jours, après que sa détention a été renouvelée par les tribunaux militaires de l’occupation israélienne. Il est marié et père de deux enfants.

Photo: Mohammed Tabanja

Hassan al-Oweiwi, 35 ans, originaire d’al-Khalil, est en grève de la faim depuis 29 jours, à compter du 2 avril, pour condamner son emprisonnement sans inculpation ni jugement. Les forces d’occupation israéliennes ont envahi son domicile le 15 janvier avant de le placer en détention administrative. Il est marié et père de trois enfants. Sa famille a désespérément besoin d’informations sur son état et son sort. Ils ont noté que certains prisonniers libérés ont déclaré qu’il était détenu isolément dans le dispensaire de la prison de Ramle. Il a déjà passé un certain temps en détention administrative et a été emprisonné pendant trois ans par l’occupation israélienne.

Photo: Hassan Oweiwi

Odeh al-Hroub, 32 ans, de Dura, al-Khalil, est également en grève de la faim depuis 29 jours depuis le 2 avril. Il est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis décembre 2018 et le renouvellement de son emprisonnement sur la base de preuves secrètes l’a amené à entamer sa grève de la faim pour la liberté. C’est un ancien prisonnier qui a passé plusieurs années dans les prisons israéliennes.

Mohammed al-Himouni, 36 ans, originaire d’al-Khalil, est emprisonné par l’occupation israélienne depuis le 25 février, date à laquelle ses soldats ont envahi son domicile. Il a été menotté, les yeux bandés et battu alors qu’il était conduit au centre de détention. Peu de temps après, il a été condamné à quatre mois de détention administrative sans inculpation ni jugement. Au cours de son interrogatoire, il a été accusé de communication avec son propre frère, Basil, un ancien prisonnier libéré à Gaza dans le cadre de l’échange de prisonniers Wafa ‘al-Ahrar.

Photo: Mohammed al-Himouni

Selon sa famille, il est en grève de la faim depuis 33 jours, il est en grève de la faim depuis 33 jours. Il est le père de deux enfants et sa femme est actuellement enceinte. Il a perdu 16 kg (34 lb) de poids jusqu’à présent au cours de sa grève. il avait déjà été emprisonné plus de six ans à la suite de peines distinctes.

Mohammed Mteir, 24 ans, du camp de réfugiés de Qalandiya, a lancé sa grève de la faim il y a 9 jours, le 20 mars. Il est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis le 12 janvier et il avait déjà été détenu pendant plus de trois ans avant son séjour actuel en détention administrative.

Khaled Farraj, 31 ans, réfugié palestinien du camp de Dheisheh, avait mené une grève de la faim pendant 23 jours avant de parvenir à un accord sur la fin de sa détention administrative. Il a suspendu sa grève après avoir conclu un accord pour sa libération d’un emprisonnement sans inculpation ni jugement le 23 octobre 2019; il est emprisonné depuis le 23 janvier 2018.

Photo: Comité des prisonniers palestiniens

Le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun, dont fait partie le Collectif Palestine Vaincra, appelle instamment tout le monde à se tenir aux côtés de ces prisonniers courageux qui risquent leur vie pour la recherche de la liberté et la fin du système injuste de détention administrative. La solidarité internationale peut les aider à gagner leurs luttes. Toute notre participation, protestations, pétitions et appels téléphoniques peut donc les aider à remporter la victoire de la justice et de la liberté.