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Mercredi 21 août au soir, la section pénitentiaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine a annoncé qu’un certain nombre de prisonniers palestiniens lançaient une grève de solidarité avec Huzaifa Halabiya et ses camarades grévistes de la faim le jeudi 22 août. Halabiya, d’Abou Dis à Jérusalem, est en grève de la faim depuis 53 jours contre son emprisonnement sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne. Huit prisonniers sont actuellement en grève de la faim et près de 50 autres ont déjà participé à des grèves de solidarité dans les prisons israéliennes.

Des dizaines de prisonniers ont annoncé qu’ils participeraient à une grève de solidarité de trois jours débutant jeudi, comprenant les personnes suivantes :

De la prison de Ramon : Ahmad Karajeh, Ahmad Abu Hassaniya, Ahmad Abu Sheikha, Mahmoud Abu Asba, Ahmad al-Masri, Majdi Qawariq, Siraj al-Khatib, Ashraf al-Sajdi, Khaled Youssef

De la prison d’Ofer : Khaled Taha, Mohammed Safi, Tarek Karajah, Ahmed Kittani, Mohammed Farahin, Bahaa al-Khawaja, Maher al-Amarin, Hafez Omar, Bassem Mizher, Ramez Rayan, Mohammed Khamour, Mohammed Fares, Mohammed Ghatrashi, Yousef al- Zaghari

De la prison de Nafha : Mohammed Khalaf, Mohammed Saleh, Uday al-Titi, Ahmad al-Khatib, Mohammed Hawarin, Hussein Atta

De la prison du désert du Néguev : Fadi Abu al-Huda, Yousef Yousef, Tariq Mahran, Taleb Abu Khait, Hamdi al-Balawi, Mahmoud al-Haj Mohammed, Ibrahim Salem, Khader Madi, Mohammed Laddawa, Ali Darwish, Haytham Siyaj, Majed Alama Munther Hajajreh Mohammed Khatatbeh Hamza Zawil

Un certain nombre des 48 prisonniers qui ont lancé des grèves de solidarité aujourd’hui ont déjà participé à des actions de solidarité lors de la grève des détenus administratifs. Dans leur déclaration, ils ont déclaré que « la bataille de la liberté et de la volonté se poursuivra jusqu’à ce que les détenus administratifs parviennent à se libérer et à remporter la victoire sur la politique de détention administrative ».

Lors du lancement de leur grève, des manifestations étaient prévues dans toute la Palestine occupée, notamment une manifestation à Gaza dans les bureaux du Haut-Commissaire aux droits de l’homme à 10 heures et une manifestation devant la prison d’Ofer. Les participants à la manifestation à Gaza portaient des pancartes et des banderoles réclamant la liberté de tous les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, tandis que des enfants jouaient du théâtre de rue pour soutenir les prisonniers.

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À Eizariya et à Abu Dis à Jérusalem, les deux villes ont assisté à une grève générale des commerçants visant à soutenir Halabiya et Ismail Ali, tous deux originaires d’Abou Dis. Ali est en grève de la faim depuis 30 jours contre la détention administrative. Les forces nationales et les partis politiques ont appelé à une journée de colère et à des manifestations pour faire face à l’occupation. La grève générale a fait suite à une manifestation de mercredi soir qui a débuté depuis la tente de sit-in en soutien aux prisonniers d’Abou Dis aux maisons des martyrs Nasim Abu Roumi et du blessé Mohammed al-Sheikh à Eizariya. Des centaines de personnes ont rejoint la marche pour soutenir les prisonniers et demander justice pour les blessés et les martyrs, tandis que les forces de l’occupation ont tiré des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des balles en métal recouvert de caoutchouc à l’intention des jeunes manifestants.

Halabiya est confrontée à un problème de santé particulièrement précaire. Il est un survivant de la leucémie et souffre également de brûlures sur la majorité de son corps suite à un accident enfant. Il est emprisonné sans inculpation ni jugement depuis juin 2018. Lorsqu’il a été enlevé à son domicile par les forces d’occupation israéliennes, sa femme était enceinte. il est maintenant le père de Majdal, âgé de sept mois, qu’il n’a même pas eu l’occasion de rencontrer.

Les huit grévistes de longue date sont détenus sans inculpation ni jugement en détention administrative, une politique de détention arbitraire introduite en Palestine sous le mandat colonial britannique et adoptée par le régime sioniste. Les Palestiniens peuvent être condamnés à des peines de prison administratives pouvant durer jusqu’à six mois d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement renouvelable indéfiniment. Cela signifie que les Palestiniens peuvent passer des années en détention administrative. Les grévistes de la faim comprennent :

  • Huzaifa Halabiya, 54 jours
  • Ahmad Ghannam, 41 jours
  • Sultan Khallouf, 37 jours
  • Ismail Ali, 31 jours
  • Wajdi al-Awawda, 26 jours
  • Tareq Qa’adan, 22 jours
  • Nasser al-Jada, 17 jours
  • Thaer Hamdan, 12 jours

Le Réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun exhorte tous les partisans et amis de la Palestine du monde entier à se tenir aux côtés de ces prisonniers courageux qui risquent leur vie pour la recherche de la liberté et la fin du système injuste de la détention administrative. La solidarité internationale peut jouer un rôle important dans le soutien de leur lutte et les prisonniers palestiniens appellent à nos actions. Toute notre participation, manifestations et pétitions peut jouer un rôle en les aidant à remporter la victoire de la justice et de la liberté. 

 

Source : Samidoun – Traduction : Collectif Palestine Vaincra

A Gaza, des manifestants brandissent des pancartes en anglais et en français.