Partager :
Dans la nuit du 7 au 8 août 2019, un soldat de l’occupation israélienne a été enlevé et poignardé à mort. Il semblerait qu’il ait été capturé en vue d’un échange avec des prisonniers, l’action n’a pas encore été revendiquée. Son corps a été retrouvé à l’entrée de la colonie sioniste Mogdal Oz en Cisjordanie occupée. Il s’agit de Dvir Shorik, un soldat et militant ultra-sioniste coutumier des provocations en défilant sur le parvis de la mosquée Al Aqsa d’Al Quds-Jérusalem. Son grand-père avait été lui aussi tué par la Résistance palestinienne à Naplouse en 2000.

Depuis, l’Etat sioniste est en état d’alerte et transforme la Cisjordanie en zone militaire fermée avec le déploiement de l’armée israélienne et l’instauration de checkpoints pour organiser une véritable chasse à l’homme contre les auteurs palestiniens de cette opération.

L’ensemble des organisations de la Résistance palestinienne ont salué une « opération héroïque ». Dans un communiqué diffusé ce jour, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine affirme que cette opération était « la réponse naturelle à l’existence de l’occupation, car elle prouve une nouvelle fois que la résistance sous toutes ses formes, en particulier armée, en Cisjordanie est l’étape la plus efficace et la plus stratégique pour balayer les colonies de notre territoire ». Le FPLP a estimé que « la mise en œuvre de cette opération […] a des implications importantes et envoie un message important aux dirigeants de l’occupation, que la résistance est présente et capable […] de contrarier tous les efforts visant à l’adaptation des zones de Cisjordanie ». Il a conclu son communiqué en affirmant « ni un colon, ni une colonie, ni un soldat sioniste n’est en sécurité dans aucune partie de la Palestine ».