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Des appels malveillants ont ciblé l’un des lieux qui a accueilli des événements du mois de mobilisation pour la libération de Georges Abdallah et de la Palestine à Toulouse en ce mois d’octobre 2019, proférant menaces et intimidations pour les dissuader d’accueillir ce genre d’événements à l’avenir. Par l’usurpation de numéros de téléphones et du harcèlement téléphonique pendant plus d’une semaine, les ennemis de la Palestine se manifestent aussi en voulant terroriser les soutiens qui permettent de donner de la visibilité aux actions menées dans le cadre de cette campagne. On lâche rien ! Faites passer le mot !

Ce lieu a d’abord été harcelé de coups de téléphone, avant et après un appel à 19 heures où un homme se faisant passer pour un commissaire de police a accusé le lieu d’accueillir des « événements d’une organisation terroriste » (autrement dit, en soutien avec la Palestine). Il a réclamé les contacts (adresses et téléphones) de plusieurs personnes travaillant sur place « pour l’enquête », le « commissaire » jouant la carte de l’autorité : certains contacts leur ont été donnés au téléphone. Grâce à un annuaire inversé, les numéros appelant le lieu se sont révélés être ceux de la préfecture de Nice d’abord, puis du Ministère de l’Intérieur, basé à Bobigny : louche, vraiment.

Par la suite, c’est le numéro d’une des personnes du lieu, puis celui du lieu lui-même qui a servi à harceler nos soutiens, sans relâche pendant plus d’une semaine. Une usurpation d’identité claire, qui a permis aux sionistes de les harceler, allant jusqu’à proférer des menaces, des insultes, sur les numéros personnels de nos soutiens et sur le téléphone fixe du lieu. Le « commissaire » s’est petit à petit transformé en sioniste avéré, et les appels relevant clairement du hacking (dans ce cas, le fait de faire passer son numéro de téléphone pour un autre).

L’objectif de ces appels était sans aucun doute de faire pression sur nos soutiens, de les insécuriser pour les dissuader d’accueillir ce genre d’événements à l’avenir. Encore une fois, une stratégie visant à criminaliser le soutien à ce mois de mobilisation. Ce type d’intimidation à déjà eu lieu dans le passé, mais nous souhaitons rappeler les techniques de nos ennemis politiques. Ils n’ont aucun scrupules afin de dissuader le soutien aux organisations qui prennent position contre l’état colonial israélien et qui soutiennent la lutte du peuple palestinien : la solidarité est notre arme !

Les organisations signataires * du mois de mobilisation pour la libération de Georges Abdallah réunies le lundi 14 octobre 2019.

* Composé de : Collectif Palestine Vaincra, Samidoun – réseau international de soutien aux prisonniers palestiniens, Campagne BDS Toulouse, Association Couserans Palestine, Association des Palestiniens de Toulouse, Comité Palestine 81, NPA 31, NPA 81, CGT Educ’Action 31, Sud Éducation 31, Révolution Permanente Toulouse, UCL Toulouse et Alentours, Génépi Toulouse, FPRO, Conseil Démocratique Kurde Toulouse, Collectif Anarcho-Communiste du Mirail, Association Eunomia, Front Populaire de Turquie (Comité Europe), Union Antifasciste Toulousaine, Jeunesse Antifasciste Toulouse et Environs, Union des Étudiant-e-s de Toulouse, ATTAC Toulouse, Union Syndicale Solidaires 09