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Les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée ne sont pas « incompatibles avec le droit international » a déclaré lundi le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Selon plusieurs ONG, il existe environ 200 colonies sionistes officielles en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, avec environ 620 000 habitants.

C’est la troisième fois que l’administration américaine fait une déclaration de rupture avec la tradition diplomatique des États-Unis.
En 2017, Trump a reconnu Jérusalem/Al Quds comme capitale de l’État sioniste et, en 2018, les États-Unis ont officiellement ouvert une ambassade dans la capitale palestinienne occupée.
Et en mars dernier, Trump a reconnu l’annexion par Israël du Golan syrien en 1981, ce qui a donné une impulsion à Netanyahu pour y construire de nouvelles colonies.

Ces trois gestes sont une offensive contre le consensus international qui reconnaissait la partition impérialo-sioniste de la terre de Palestine en 1948 comme « légitime et équitable ». 71 ans plus tard, la faiblesse du mouvement national palestinien et de ses défenseurs permet au duo Trump/Netanyahu d’avancer dans le projet de la colonisation sioniste.

Cette annonce est aussi un geste de défiance suite à la décision de la Cour de justice de l’Union Européenne sur l’étiquetage obligatoire des produits des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée.

De son côté, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a déclaré que « la déclaration américaine est une nouvelle preuve de l’hostilité de l’administration américaine envers notre peuple et ses droits nationaux. » Le FPLP a poursuivi que « la nouvelle position américaine exigeait la cessation de toutes les illusions qui hantent encore certains dans le rôle américain sur lequel ils misent dans le prétendu processus politique de résolution du conflit. »

Par ailleurs, le coordinateur de la campagne Free Ahmad Sa’adat et écrivain palestinien Khaled Barakat a rappelé que « sans le déracinement de l’Autorité palestinienne corrompue et l’unification de nos institutions nationales, Israël et les États-Unis continueront d’intensifier leurs attaques et leurs crimes contre notre peuple. Il est temps de prendre position contre les collaborateurs et les capitalistes palestiniens. »