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Jeudi 2 janvier, le gouvernement grec va signer l’accord du gazoduc « East Med » avec Chypre et l’occupation israélienne en présence du premier ministre et criminel de guerre Benjamin Netanyahu. Ce projet devrait faire des trois pays un maillon important de la chaîne d’approvisionnement énergétique de l’Europe. Il sera capable d’acheminer jusqu’à 11 milliards de m3 de gaz par an.

Mobilisation à Athènes contre l’accord East Med en 2018.

Dans un communiqué en date du 26 décembre, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a appelé « le mouvement grec à prendre des mesures pour bloquer cet accord sur le gaz et à souligner que Netanyahu n’est pas le bienvenu en Grèce. L’intensification des liens politiques, militaires et économiques entre l’entité sioniste et la Grèce, renforcée par le gouvernement Syriza et désormais chaleureusement embrassée par le régime de droite, se fait au détriment du peuple palestinien et arabe dont les ressources naturelles sont confisquées, volées et commercialisé par l’occupation illégale. En outre, cet accord sur le gaz, loin de soutenir la souveraineté grecque ou la force économique, tente de lier de force l’économie grecque au projet sioniste défaillant, laissant les ressources grecques ouvertes à l’exploitation et au pillage par les États-Unis, l’entité sioniste et les puissances européennes. Cela va de pair avec les efforts visant à lier l’accès de la Grèce à l’électricité à la vente de ressources palestiniennes volées par l’entité sioniste via le soi-disant interconnecteur EuroAsia. »

Il a poursuivi en soulignant que « la visite de Netanyahu est une attaque contre le peuple palestinien et le peuple grec, leur souveraineté et leurs richesses et ressources. Le projet sioniste ne fournit aucune solution à la crise économique – seulement plus de misère pour la Grèce, la Palestine et le monde. En effet, l’occupation, alliée aux États-Unis, veut imposer l’hégémonie et la domination sur toute la région de la Méditerranée, ouvrant ses ressources au pillage et l’utilisant comme base avancée pour des attaques expansionnistes dans toute la région. »

En Grèce, de nombreuses organisations, comme le Front de Résistance et de Solidarité ‘Ghassan Khanafani’, appellent à se mobiliser contre la venue de Netanyahu et l’accord East Med en se rassemblant le jeudi 2 janvier à 18H devant le Ministère de l’Environnement à Athènes.