Partager :

De grandes foules ont défilé dans les rues d’Athènes jusqu’à l’ambassade d’Israël le jeudi 2 janvier 2020 pour déclarer que le Premier ministre israélien, le criminel de guerre Benjamin Netanyahu, n’était pas le bienvenu en Grèce et pour demander l’annulation de l’accord sur le pipeline «EastMed». Ce gazoduc, qui vise à transporter du gaz naturel, extrait – et volé – par l’occupation israélienne des ressources naturelles du peuple palestinien, vers l’Europe via la Grèce et Chypre, enchaînant l’économie grecque à l’État israélien.

Samidoun – Grèce a organisé la manifestation avec de nombreuses autres organisations grecques qui se sont jointes à l’événement, notamment le Réseau de solidarité avec le peuple palestinien, EEK, NAR, KKE (ML), le Front Intifada et le Réseau de soutien à la résistance palestinienne.

Le Front Ghassan Kanafani pour la Palestine a lancé un appel à protestation soutenu par Open Road, OPAM, LAE et bien d’autres.

Toutes ces organisations se sont réunies pour confronter Netanyahu et les gouvernements grec et chypriote sur la création d’un axe dangereux dans la région qui vise à briser la solidarité historique entre le peuple grec et palestinien en plaçant la Grèce comme partenaire dans le vol de ressources palestiniennes au profit des sociétés israéliennes et américaines.

« Poursuivant les actions de son prédécesseur, le gouvernement ND resserre encore plus les relations militaires, culturelles et politiques de l’État grec avec Israël, jouant un rôle allié dans ses jeux géopolitiques en Méditerranée orientale. La participation de la Grèce à l’accord sur le gazoduc EastMed renforce l’axe Grèce-Chypre-Israël-Égypte, faisant de l’État grec un leader dans l’oppression, la destruction et l’apartheid qu’Israël exerce contre le peuple palestinien », a déclaré le Réseau de solidarité avec le peuple palestinien et Samidoun – Grèce.

Des centaines de personnes ont défilé dans une manifestation de colère, scandant des slogans comme « Victoire pour l’Intifada – Libération pour la Palestine », «Netanyahu assasin – Mitsotakis complice », « Pas d’accord de gaz avec le sionisme » et plus encore. Les participants portaient des drapeaux et des banderoles palestiniens avec les slogans de la manifestation. Devant l’ambassade d’Israël, certains manifestants ont brûlé un drapeau de l’Union Européenne, dénonçant le rôle de l’UE dans la crise économique de la Grèce et encourageant la construction du pipeline EastMed. […]

Photo : Front Kanafani de Résistance et de Solidarité avec la Palestine

Mohammed Khatib , coordinateur pour l’Europe du réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun, a déclaré que « nous saluons le mouvement progressiste et de gauche grec pour sa solidarité inconditionnelle avec la lutte du peuple palestinien pour la libération et le retour, non seulement dans sa vision et sa politique, mais aussi dans la rue. Tout en affrontant et en luttant contre le gouvernement d’extrême droite. »

« Confronter le soi-disant accord sur le gaz EastMed entre Israël, la Grèce et Chypre – financé par l’UE et soutenu par les États-Unis – est confronté à l’exemple le plus clair du colonialisme occidental dans notre région. Le pillage des ressources de notre peuple fait partie de la guerre impérialiste brutale contre notre peuple. Chaque goutte de gaz en provenance d’Israël signifie tuer des Palestiniens », a déclaré Khatib.

Il a attiré l’attention sur la campagne en cours visant à mettre fin à un autre accord dangereux sur le gaz en Jordanie. « Nous devons noter que les régimes réactionnaires arabes tels que la Jordanie et l’Égypte sont également impliqués dans ce sale accord. Ils ont commencé à pomper du gaz palestinien volé vers la Jordanie tout en pompant des millions de dollars vers Israël pour ces ressources volées, extorquées aux classes populaires arabes. »

Vendredi 3 janvier 2020, mobilisation en Jordanie contre l’accord sur le gaz. Photo : Hadf News

Des milliers de personnes en Jordanie se sont également jointes à la manifestation contre l’accord sur le gaz le vendredi 3 janvier, exigeant que la Jordanie rejette la normalisation avec l’occupation israélienne et déclarant que l’accord sur le gaz place la Jordanie en position de soutien à l’armée d’occupation attaquant les Palestiniens le une base quotidienne. Ils ont également demandé la fin de l’accord de Wadi Araba avec l’occupation israélienne.

« Cet accord doit être confronté et stoppé par tous les moyens et c’est la responsabilité des mouvements sociaux et de la résistance », a souligné Khatib.

 

Source : Samidoun – Traduction : Collectif Palestine Vaincra