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Le 12 février 2020, le bureau de la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU a publié la liste de 112 entreprises ayant une activité dans les colonies sionistes de Cisjordanie occupée, considérées comme illégales au regard du droit international. Face à la pression de ces grands groupes et de l’occupation israélienne, l’ONU a rappelé que cette liste « ne constitue pas un processus judiciaire ou quasi judiciaire »

Dans ce document, 94 entreprises israéliennes (des banques, des stations-services, etc.) sont référencées mais aussi 18 groupes originaires de six autres pays : États-Unis, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Unis, Thaïlande et la France. On peut citer par exemple PUMA, Airbnb, Booking.com, TripAdvisor etc.

Parmi les entreprises françaises actives dans le processus de colonisation de la Cisjordanie occupée on retrouve :

  • Alstom, Egis et Egis Rail : entreprises de transports urbains qui participent au tramway de Jérusalem qui relie la capitale palestinienne occupée avec des colonies sionistes de Cisjordanie.
  • AXA : le groupe spécialisé dans l’assurance investit dans plusieurs banques israéliennes implantées en Cisjordanie (Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Mizrahi Tefahot Bank et Israel Discount Bank).
  • Altice Europe : la multinationale dont le siège social est au Pays Bas et qui est propriétaire de SFR, BFM TV, Libération, l’Express ou encore I24News.

Suite à la publication de ce document, le Comité national palestinien de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) a déclaré que « de nombreuses entreprises et banques impliquées, directement ou indirectement, dans des activités commerciales dans ou avec les colonies, ne sont pas encore incluses dans la base de données. G4S, les compagnies Hewlett Packard, Elbit Systems, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement et Cemex font partie des nombreuses autres compagnies de premier plan qui sont irréfutablement impliquées dans l’entreprise de colonisation illégale d’Israël, comme cela a été méticuleusement documenté par des groupes pour les droits humains, le groupe de recherche israélien WhoProfits et le projet américain de l’American Friends Service Committee [quaker] Investigate. Pourtant elles manquent sur la liste des Nations Unies. »

Cette liste doit être un point d’appui pour poursuivre et intensifier le boycott d’Israël jusqu’à la libération de la Palestine de la mer au Jourdain !