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Ces dernières années, l’occupation israélienne a intensifié la destruction des maisons des prisonniers palestiniens et des familles des martyrs dans le cadre de sa politique de punition collective.

Le 28 février dernier, un groupe « d’avocats et défenseurs palestiniens des droits de l’homme, lançe une campagne [Stop Collective Punishment] contre le régime colonial et d’apartheid d’Israël et sa politique systématique de punition collective des  familles des défenseurs de la liberté palestiniens. La démolition punitive des foyers familiaux est au cœur de cette politique. » La campagne Stop Collective Punishment rappelle que les démolitions de maisons font partie d’un arsenal de harcèlement politique contre le peuple palestinien comme le retrait des pièces d’identité des habitants de Jérusalem, leur expulsion ou l’annulation des permis de travail pour leurs familles, l’interdiction de toute nouvelle construction sur le site de la maison démolie et la confiscation du titre de propriété. C’est dans ce contexte que l’occupation israélienne « a ordonné à partir du 1er mars 2020 que les maisons familiales de Yazan Mghames et Walid Hanatsheh, deux prisonniers politiques récemment arrêtés, puissent être démolies à tout moment » selon la campagne Stop au punition collective. Ces prisonniers sont accusés d’être membres du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et d’avoir participé à une opération armée contre des colons sionistes en août dernier.

Ainsi, le 5 mars au matin, les forces israéliennes ont démoli les deux maisons familiales. Des affrontements ont éclaté entre la population palestinienne et l’armée d’occupation. Dans un communiqué publié le jour même, le FPLP souligne que ces démolitions sont « un nouveau crime sioniste, auquel nous répondrons avec plus de Résistance, soulignant que nos militants à travers le pays feront face à cette politique et la vaincront. » Il a conclu en rappelant que « cette politique criminelle stérile, ainsi que toutes les méthodes de ciblage contre nos camarades et nos cadres, ne tueront pas la volonté enracinée dans la Résistance, et cet ennemi criminel paiera tôt ou tard le prix de ses crimes contre notre peuple. »

La campagne Stop Collective Punishment rappelle « qu’une maison de famille n’est pas juste une propriété : c’est aussi sacré que la famille. Et pourtant, elles sont détruites simplement en raison d’une décision militaire arbitraire et inhumaine, justifiée par des prétextes illogiques et coloniaux qui ne font que servir le besoin constant de vengeance d’Israël. Ces actions équivalent à « une vengeance décidée par un tribunal ». Il s’agit de formes de punition collective à l’encontre de personnes qui n’ont pas elles-mêmes été accusées, et encore moins condamnées pour une infraction. » Elle souligne également que « cette forme de punition collective et de crimes de guerre ne peut être stoppée que si le régime israélien en est tenu pour responsable » et appelle à « continuer de travailler à l’isolement du régime israélien ».

Le Collectif Palestine Vaincra, membre du réseau international de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun, soutient la campagne Stop Collective Punishment et appelle plus largement à intensifier les campagnes de solidarité envers l’ensemble des prisonniers palestiniens et leurs familles.