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La journée de la terre du 30 mars 1976 restera dans l’histoire du peuple palestinien malgré toutes les souffrances endurées, comme étant celle de son identité retrouvée et de l’unification de son combat politique dans le défi de l’entité coloniale Israël.

À la suite du partage injuste et inacceptable de la Palestine par l’ONU le 29 novembre 1947 et de l’occupation par les terroristes sionistes d’une partie du territoire en 1948, une politique de destruction des villages palestiniens fût entreprise (551 au total) et une colonisation de peuplement fût menée.

Le nettoyage ethnique décidé par les responsables sionistes devait vider la terre de sa population originelle.

Même après l’occupation du reste des territoires palestiniens en juin 1967, cette politique de nettoyage ethnique se poursuivra sur l’ensemble de la Palestine historique avec une insistance sur la région de la Galilée.

C’est dans ce cadre que le 19 février 1976, les sionistes décident la confiscation de 25000 dunums (2500 hectares) en Galilée afin de construire des colonies de peuplement.

Les Palestiniens des territoires occupés en 1948 décident d’une grève générale et d’une grande manifestation pour le 30 mars 1976, suivi par les Palestiniens des territoires occupés en 1967.

Ce jour-là 6 martyrs sont tombés, avec des dizaines de blessés et des centaines d’arrestations.

À l’occasion de cette journée, les comités en défense des terres arabes déclarent que les Palestiniens des territoires occupés en 1948 sont une partie indissociable du peuple palestinien et que l’organisation de Libération de la Palestine (OLP) est son unique représentant.

Déclarer à cette époque que l’OLP était son représentant, c’était adopter sa charte nationale qui prônait l’instauration d’un seul État palestinien indépendant, démocratique, égal en droit pour tous ses citoyens quelque soit leur appartenance ethnique ou religieuse sur l’ensemble de la Palestine historique et la disparition de l’entité coloniale Israël.

Cette déclaration était un défi de résistance lancé à l’occupant par l’ensemble du peuple palestinien 28 ans après la Nakba (la catastrophe) de 1948.

Cette journée marque l’unification du peuple palestinien autour d’un programme national de libération de la Palestine de la mer au Jourdain.

Même si aujourd’hui ce programme a été trahi par la direction palestinienne au profit des accords d’Oslo de collaboration avec l’entité coloniale, il n’empêche que la charte nationale palestinienne (version 1968) reste une réponse d’actualité face à l’occupation sioniste qui se renforce de jour en jour.

Notre association de Palestiniens en Île-de-France appelle l’ensemble du mouvement de solidarité avec la Palestine à soutenir cette lutte de libération jusqu’à l’instauration d’un État indépendant, démocratique avec Al Qods (Jérusalem) pour capitale, sur l’ensemble de la Palestine historique, le retour de tous les réfugiés expulsés depuis 1948 et la libération de tous les prisonniers des geôles sionistes.

 

Vive la résistance du peuple palestinien ! Gloire aux martyrs ! Liberté pour les prisonniers !

 

Paris, le 27 mars 2021

 

Source : Association de Palestiniens en Île-de-France