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Mardi 2 novembre, les familles du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem occupée ont annoncé leur rejet unanime de la « proposition » du tribunal israélien. Celui-ci souhaite imposer qu’ils paient un loyer à un groupe de colons qui participe au nettoyage ethnique de la capitale palestinienne.

Dans un communiqué, les familles ont souligné : « nous avons rejeté la « proposition » de la « Cour suprême israélienne », qui nous aurait rendus des « locataires protégés » à la merci des organisations de colons. Nous restons fermes dans notre refus de faire des compromis sur nos droits malgré l’absence de garanties institutionnelles qui protégeraient notre présence en tant que Palestiniens à Jérusalem occupée. La justice israélienne contourne son devoir de juger l’affaire et nous oblige plutôt à choisir entre notre propre dépossession ou la soumission à un accord oppressif. Naturellement, nous refusons de commettre les crimes de quelqu’un d’autre. […] De tels « accords » détournent l’attention du crime en question : le nettoyage ethnique perpétré par une justice coloniale et ses colons. La communauté internationale a longtemps soutenu que l’expansion des colonies et les expulsions forcées à Sheikh Jarrah sont des crimes de guerre. Il doit donc répondre aux graves violations du droit international avec de réelles répercussions diplomatiques et politiques. La culture de l’inaction et de l’impunité ne doit pas être maintenue. Il est temps que notre Nakba se termine. »

Rappelons que c’est en 1956 que les 28 familles de réfugiés qui ont perdu leur maison pendant la Nakba ont conclu un accord avec le ministère jordanien de la Construction et du Développement et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés UNRWA pour leur fournir un logement dans le quartier de Sheikh Jarrah. À cette époque, la Cisjordanie était sous administration jordanienne (1951-1967). Selon la Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem (CCPRJ), le gouvernement jordanien a fourni le terrain tandis que l’UNRWA a pris en charge le coût de la construction de 28 maisons pour ces familles. Ceci a été interrompu par l’occupation israélienne de la Cisjordanie, y compris Jérusalem, en 1967 qui a empêché l’enregistrement des maisons sous les noms de familles.

Aujourd’hui, la tentative d’expulsion des familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah fait partie de la politique de nettoyage ethnique de Jérusalem occupée par l’occupation sioniste.