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Le Naqab occupé de la Palestine se soulève pour rejeter les plans coloniaux de l’occupation, avec le lancement d’une grève générale dans la région pour protester contre les démolitions de villages et de maisons et combattre la poursuite du nettoyage ethnique.

Les forces d’occupation ont attaqué des manifestants palestiniens dans la partie sud de la Palestine occupée, dans le Naqab. Elles ont rasé une tente alors que les forces de police israéliennes lourdement armées encerclaient les villages d’Al-Atrash et d’Al-Ruwais, empêchant les habitants d’entrer dans la zone. La police a protégé les bulldozers et le KKL (Fonds national juif), qui ont commencé à raser les terres pour la deuxième journée consécutive.

Les attaques incessantes contre les habitants du Naqab et leurs terres s’inscrivent dans le cadre des plans coloniaux sionistes de nettoyage ethnique et de tentative d’effacement de la présence palestinienne, car le régime israélien considère le Naqab comme un lieu stratégique pour ses projets coloniaux. En effet, des membres du parti Likoud sont arrivés dans la zone où les terres étaient rasées, montrant clairement l’intention du projet. Parmi les politiciens présents figuraient d’anciens ministres, le criminel de guerre Avi Dichter et Miri Regev, connue pour ses fréquentes provocations anti-palestiniennes et ses attaques contre les institutions culturelles palestiniennes. Dichter a planté le premier arbre dans la zone rasée, comme un symbole de la saisie de la terre.

Ces derniers jours, de jeunes Palestiniens se sont soulevés contre la police d’occupation israélienne afin de faire face au projet visant à confisquer entre 800 000 et 1 million de dounams de terre dans le Naqab. La colonisation en cours dans toute la Palestine occupée se reflète dans ces crimes contre les Palestiniens du Naqab, notamment les démolitions et les transferts forcés.

Il n’y a pas d’infrastructures dans la région du Naqab, ni d’hôpitaux ni d’institutions. Les enfants marchent quotidiennement des dizaines de kilomètres pour rejoindre leurs écoles. Le gouvernement mène une course contre la montre pour consolider le plan de nettoyage ethnique et de militarisation du Naqab. Cela passe par attirer et recruter des colons sionistes pour s’installer sur les terres spoliées des villages palestiniens. Leurs habitants sont déplacés et sont rassemblés sur la plus petite surface de terre possible, tandis que les habitants de la zone de « clôture » dans le Naqab sont confrontés à un nouveau danger de déplacement.

La population bédouine arabe du Naqab comptait environ 90 000 personnes avant la Nakba palestinienne, perpétrée par les forces armées sionistes en 1947-48, et elle était organisée en 95 tribus. La plupart des Bédouins du Naqab ont été expulsés pendant et après la Nakba de 1948 et sont devenus des réfugiés dans les pays arabes environnants et dans les zones palestiniennes qui n’étaient pas occupées par Israël en 1948. En 1952, il ne restait plus que 11 000 personnes dans le Naqab.

À partir du 11 janvier, une grève générale a été lancée dans les écoles des villages de Naqa’ Bir al-Saba, al-Atrash et Khirbet al-Watan, tandis qu’un sit-in a été mis en place sur les terrains à démolir. La grève des écoles s’est étendue aux villages d’al-Atrash, Sa’wa, Bir Hadaj, al-Zarnouk, al-Ruwais et Khirbet al-Watan. Par ailleurs, 16 militants palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes le 11 janvier dernier, dont plusieurs mineurs. Mercredi 12 janvier, au moins neuf Palestiniens ont été arrêtés par les forces d’occupation israéliennes lors de l’incursion israélienne dans le village d’Al-Atrash selon des sources locales palestiniennes.

Dans le même temps, ils ont annoncé une série de mesures de lutte, dont une grève dans certains villages et une manifestation de masse jeudi prochain.

 

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