Depuis 2021, la campagne « Barcelone avec le NON à l’apartheid »  demande la fin du jumelage entre Barcelone et Tel-Aviv. En effet, la capitale catalane développe un accord de coopération avec la capitale de l’apartheid israélien depuis 1998. Cette campagne est soutenue par plus de 100 organisations et sa pétition a reçu plus de 4000 signatures lui permettant que ce sujet soit discuté lors du prochain conseil municipal le 27 janvier. Cet appel invite la majorité municipale à « dénoncer le crime d’apartheid contre le peuple palestinien et, en conséquence, à adopter les procédures appropriées pour suspendre les relations institutionnelles avec l’État d’Israël, y compris l’accord d’amitié et de coopération Barcelone – Gaza – Tel Aviv ». Parmi les soutiens à cette initiative, on retrouve de nombreux syndicats (comme CCOO, UGT et CGT) mais aussi plusieurs organisations de jeunesse, de quartiers et catalanes.

Aujourd’hui, la maire de gauche de la ville de Barcelone annonce son soutien à la demande de la fin de jumelage avec Tel Aviv. Mardi 17 janvier, une centaine de personnes et plusieurs organisations (dont Samidoun, Al Yudur et Col.lectiu Intifada) se sont rassemblées Plaça de Sant Jaume en hommage aux Palestiniens assassinés par l’armée israélienne en 2022, mais aussi pour exiger que la maire Ada Colau mette définitivement fin au jumelage avec Tel Aviv, considéré comme un véritable outil de blanchiment des crimes israéliens. En juin 2022, le Parlement catalan avait déjà adopté une résolution affirmant qu’Israël commet un « crime d’apartheid ».

Cette annonce de la future fin du jumelage entre Barcelone et Tel Aviv est extrêmement encourageante. Rappelons-nous qu’Amsterdam avait déjà abandonné en 2015 son projet de jumelage avec la capitale de l’apartheid israélien. Alors que Toulouse continue honteusement son jumelage avec Tel Aviv depuis 1962, nous devons plus que jamais nous mobiliser pour exiger la fin de cette coopération qui vise à blanchir les crimes de l’occupation. Comment l’ancienne capitale des antifascistes espagnols en exil peut-elle continuer d’être jumelée avec la capitale d’un État gouverné par des personnalités ouvertement fascistes, telles que Bezalel Smotrich et Itmar Ben Gvir ?