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La guerre civile fait rage au Liban depuis 1975. Différentes composantes politiques, religieuses ou ethniques de la société libanaise se livrent à des affrontements armés qui feront des milliers de morts.

Dans ce contexte, les Phalanges libanaises chrétiennes (Kataëb), dirigées par Bashir Gemayel, cherchent à se rapprocher d’Israël et à éliminer la Résistance palestinienne présente au Liban suite à la défaite de Septembre Noir en Jordanie.

Le 6 juin 1982, Israël lance l’opération « Paix en Galilée » et envahit le Liban avec pour objectif d’attaquer la Résistance palestinienne de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP, composée principalement du Fatah et du FPLP). Malgré la résistance face à l’entité sioniste, la Résistance palestinienne bat en retraite et se retranche dans les camps de réfugiés à Beyrouth.

Le 23 août 1982, Bachir Gemayel, chef des Phalangistes, est élu président du Liban par l’Assemblée nationale. Le 14 septembre de la même année, celui-ci est assassiné dans ses bureaux. L’armée israélienne répond à l’assassinat de leur allié en investissant Beyrouth-Ouest et tiennent le siège des camps de Sabra et Chatila. L’armée sioniste bombarde alors les camps sous prétexte de s’attaquer à la Résistance palestinienne.

Le jeudi 16 septembre 1982 vers midi, une unité d’environ 150 Phalangistes armés est entrée dans le premier camp.
Pendant les 40 heures suivantes, les membres de la milice phalangiste ont violé, tué et blessé un grand nombre de civils non armés, dont la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées à l’intérieur des camps encerclés et bouclés. L’estimation du massacre porte sur 3.500 morts.

Pour faire face à l’invasion israélienne, le Front National de Résistance libanais est créé le 16 septembre 1982. Il est formé de plusieurs partis ou organisations de gauche libanais et palestiniennes (le Parti communiste Libanais, l’Organisation d’Action Communiste, le FPLP, le FDLP…).

L’invasion du Liban et les massacres de Sabra et Chatila furent perpétrés avec la complicité générale des puissances occidentales. En réaction, des combattants libanais et arabes allèrent porter la guerre contre le sionisme et l’impérialisme dans le monde. Ce fut le cas des Fraction Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) dont était membre Georges Abdallah.

Aujourd’hui, le camps de réfugiés de Sabra n’existe plus. Dans le camps de Chatila, la mémoire des massacres est encore vive. Lors de la délégation de notre Collectif Palestine Vaincra au Liban, nous avons visité ce camp ainsi que le mémorial des massacres.