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Dimanche 22 mars, le Ministère de la Santé de Gaza a déclaré que deux Palestiniens ont été testés positifs au COVID-19 après un voyage au Pakistan. Cependant, ils ont souligné que ces personnes n’avaient pas quitté le dispositif de quarantaine installé à la frontière égyptienne et ils ne s’étaient donc pas mélangés à la population.

La bande de Gaza est soumise à un blocus israélo-égyptien depuis 2007 ce qui a détérioré et fragilisé considérablement le système de santé. Jeudi dernier, le rapporteur spécial de l’ONU a rappelé que « l’obligation juridique, ancrée dans l’article 56 de la quatrième Convention de Genève, exige qu’Israël, puissance occupante, veille à ce que tous les moyens de prévention nécessaires à sa disposition soient utilisés pour ‘lutter contre la propagation des maladies contagieuses et des épidémies ».

Ainsi, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a souligné que « ces déclarations sont une preuve supplémentaire de l’implication, du silence et de la complicité de la communauté internationale concernant la poursuite du blocus imposé à l’enclave ». Le FPLP a également souligné que ce constat impose aux instances internationales « de créer rapidement des hôpitaux de campagne dans les camps et à étendre leurs services de santé. Et insister pour que l’occupation fasse entrer tous les équipements médicaux et de laboratoire dans le secteur, et approuve un budget d’urgence pour le secteur de la santé à Gaza afin de garantir les besoins en médicaments, équipements et appareils. »

Parallèlement, de larges campagnes de stérilisation et de prévention ont lieu dans différents camps de réfugiés palestiniens de la bande de Gaza afin de réduire les risques de propagation de la pandémie de COVID-19 dans l’enclave palestinienne de deux millions d’habitants.

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